Texte fondateur · Montreuil
Manifeste
Politique du vin : manifeste du premier « marché des vins bios » de Montreuil
On peut vivre sans vin, et même très bien. Heureusement. Mais nous aimons le vin car il est avant tout plaisir et partage.
Plaisir de découvrir le fruit de tant de combinaisons : plante, sol, climat, soleil et intempéries de l’année, savoir-faire (tradition et audace), petite et grande histoire (d’un pays, d’une région, d’un homme, d’une femme…). Nous revendiquons la bio-diversité des vins et rejetons la standardisation, la norme commerciale…
Plaisir aussi de cet état léger qui délie l’esprit et l’imagination, apaise et libère la parole… Partage de l’espoir d’un Monde meilleur.
Bien sûr, nous n’ignorons pas que la limite est parfois ténue entre le plaisir et le dépassement. Boire doit être un acte conscient et responsable. Si les difficultés de la vie peuvent conduire vers le piège de la dépendance, la solidarité doit être au rendez-vous.
Responsabilité, solidarité : les vignerons que nous accueillons ce 15 mars 2003 à Montreuil en font preuve tout au long de l’année. « Bios » ou dans une démarche proche, la responsabilité est leur engagement commun. Alors que nombre de leurs confrères abusent d’engrais chimiques et de pesticides, ils ont compris que le respect qu’ils portent aux vignes, à leurs vins et à ceux qui les boiront, est un acte citoyen, pour aujourd’hui et pour demain.
Nous vous invitons à déguster ces vins, à choisir ceux que vous partagerez en famille ou entre amis. Nous vous invitons à converser avec ces vignerons de leur travail, c’est-à-dire de leur art, de leur passion et de leur générosité.
Pour nous, écologistes montreuillois, ce premier « marché des vins bios » est une façon parmi d’autres de faire de la politique autrement. C’est une nouvelle occasion de refaire le monde « autour d’un verre ».
Nous trinquons ainsi à l’avenir de notre cité, pour que la politique s’y régénère, tourne la page de pratiques autoritaires ou politicardes d’un autre temps, dans l’intérêt de tous. Pour que cette ville soit toujours à gauche, c’est-à-dire diverse, démocratique et solidaire, innovante et joyeuse.
A la vôtre, à la nôtre.